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Histoire du sport futsal en France de 1978 à l'an 2001Modifier

Le futsal en France, une histoire récenteModifier

En France, tout a commencé en 1979, lorsqu’un ancien international de football français, M. Amador Lopez s’est rendu au Brésil, pour participer à un tournoi de football de salon (futbol de salao) avec plusieurs jeunes footballeurs de la MJC La Frayère de Cannes, qu’il accompagnait en tant qu’éducateur sportif. À leur retour, Amador Lopez développa le futsal, sans rien changer, ni ajouter aux règles qu’il lui avait été donné d’apprendre. Les règles sont toujours actuellement celles qui sont utilisées en France, au sein de l’UFOLEP. La FIFUSA et l’UEFS l’avaient nommé membre d’honneur à vie. Il est décédé le 27 février 2000. Pour cet ancien joueur de haut niveau, passionné et amoureux du football, le futsal représentait un sport vivant, évolutif et dynamique. Il restait à ses yeux, formateur, compétitif et récréatif.

Au fil des rencontres, initiations et autres tournois, A. Lopez rencontra d’autres personnes, Jean-Jacques Robert, Alain Armando, Alain Hauvet, Christian Quinchon et Dominique Gardeur, qui tour à tour, vont développer et utiliser chacun à leur manière le futsal. C’est à partir de ce moment que le futsal se développe réellement en France, et en particulier en PACA, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

Fondation de l'ASSOCIATION FRANÇAISE DE FUTSALModifier

JJ Robert, A. Armando et A. Hauvet, tout en jouant au futsal, travaillèrent avec A. Lopez sur la région de Cannes, puis sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) pour développer le futsal. En mars 1988, ils créèrent l’AFFS (Association Française de Futsal), et en février 1989, à Grenoble, ils provoquèrent une rencontre pour coordonner une structure nationale. A. Armando et JJ Robert œuvreront pour une officialisation du futsal par les instances officielles.

Pendant de ce temps, Christian Quinchon, emmena le futsal dans la région toulousaine, où un championnat regroupant une vingtaine d’équipes composées de Comités d’Entreprise, de grandes écoles et des associations de quartiers, dura plus de 15 années et fut le premier a être intégré au sein de l’UFOLEP.

Dominique Gardeur, quant à lui animateur en milieu difficile, développa le futsal à la MJC de Saint-Martin d’Hères (38). Le futsal devint pour lui une activité support de valeurs éducatives.

Robin Durieux, dans le même temps, après avoir rencontré le Président de la FIFUSA, écrivit son mémoire traitant de “l’intégration de la violence des jeunes cas sociaux et délinquants par le football .” Le dernier chapitre des « Odieux du stade » traite du futsal, après seulement 6 mois de pratique de ce sport avec les ex-détenus de la prison des Baumettes. De cette expérience fut établi le salut obligatoire avant et après la rencontre, que l’UFOLEP a officialisé au sein de son règlement. En 1988 il monta le championnat de Marseille/Martigues avec J. Louis Siniscalchi, éducateur à l’ADDAP et Kamel Guidoum du quartier de Boudème à Martigues.

Le futsal, un sport martial et éducatifModifier

Par la suite, de nouvelles règles très strictes ont été adoptées, héritées des arts martiaux. L’expérience et la qualité du joueur étaient symbolisées par des bracelets colorés, (Cf. dans et ceinture au Judo), avec une différence notable, celle de pouvoir perdre des bracelets en cas d’un total de fautes personnelles, supérieures à celles exigées. En 1990, il créa l’AMF (Association Marseillaise de Futsal) et imposa trois mots d’ordre : effort, respect et maîtrise de soi. Ils reposent sur la théorie : sport + respect + responsabilité = insertion sociale. Le Fair Play ou Franc-Jeu est poussé à l’extrême.

Peu de temps après la création de l’AFFS – Association Française de Futsal, le 21 mars 1988, MM Robert et Armando dotaient le futsal d’une première organisation administrative nationale pour envisager le développement du futsal sur l’ensemble du territoire. L’objectif poursuivi pendant l’année 1989 était d’amener les instances françaises du sport à reconnaître officiellement le futsal en obtenant l’agrément ministériel de l’AFFS et la délégation sportive pour la pratique du futsal.

De la reconnaissance de l'ASSOCIATION FRANÇAISE DE FUTSALModifier

Contre toute attente, c’est à l’extérieur de la France, sur le plan international que les effets de ces efforts ont été les plus concrets. Dès la création de l’AFFS, elle reçu le soutien et la reconnaissance officielle de la FIFUSA (Fédération internationale de futsal) et de l’UEFS (Union européenne de futsal) pour l’autoriser à développer le futsal en France. Cette reconnaissance permettait à l’AFFS de mettre en place la première Equipe de France de Futsal et de participer aux Championnats du Monde des Nations, au Championnat d’Europe des Nations et à la Coupe Latine. Les clubs vainqueurs des compétitions nationales pouvaient espérer participer à la Coupe européenne des clubs et la Coupe des vainqueurs de coupe.

Cependant, sans obtenir l’agrément du Ministère de la Jeunesse et des Sports de l’époque et sans pouvoir bénéficier de la délégation qui lui est liée, les moyens dont disposaient l’AFFS, ne l’autorisaient pas à entrevoir un développement national, mais plutôt son déclin. Ses efforts et ses démarches administratives pour obtenir le statut de fédération nationale n’aboutissant pas, elle dut se résoudre à intégrer une structure existante. En 1993, l’UFOLEP souhaita accueillir cette pratique et ses cadres.

L'avènement du futsal au sein de l'UFOLEPModifier

De nouveaux bastions de futsal firent leur apparition, comme à Sèvres et Chaville, sous l’initiative de MM. Dominique Bordachar et André Delisle. Ils suivirent alors la voie tracée par les précurseurs, en créant une commission départementale, puis régionale de futsal au sein de l’UFOLEP. Depuis 1993, le futsal a suivi une évolution importante par la mise en place de formations, championnats locaux, départementaux, régionaux, par l’organisation d’une Coupe Nationale UFOLEP et la participation à des compétitions internationales.

Au niveau des instances nationales, l’UFOLEP, Fédération affinitaire multisports, était reconnue par la Fédération internationale FIFUSA et sa confédération UEFS, pour le développement du futsal en France. Il est important de signaler que l’UFOLEP est agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et qu’elle est donc autorisée à développer des activités sportives dans le respect des règles techniques définies par les fédérations délégataires.

Après n'avoir été qu'une sous-commission au sein de la commission football UFOLEP, le futsal a bénéficié en septembre 1997, d'une commission nationale, qui organisait et planifiait l’activité en plan quadriennal.

Vingt ans après, le futsal était toujours très bien implanté au sein de l’UFOLEP et a fait des émules un peu partout en France. En 1996, c’était 229 associations pour 2 819 joueurs, répartis dans 26 départements. Cependant, en 1999, ils n’étaient plus que 165 associations pour 2 382 licenciés et 23 départements. L’objectif que s’était fixé la Commission Nationale UFOLEP pour l’an 2000 était loin d’être atteint (6.400 joueurs pour environ 450 associations). Aujourd'hui en 2010, l'UFOLEP compte environ 2.500 adhérents répartis dans 150 associations.

Ce déclin est consécutif à la disparition de la Commission Nationale de futsal UFOLEP en 2001 et à l'émergence du futsal FIFA avec la délégation obtenue par la FFF en 1997 pour le Football en Salle (futsal).

Des compétitions indépendantesModifier

Entre temps, d’autres championnats indépendants de toute fédération délégataire ou affinitaire se développèrent un peu partout en France, le plus souvent à l’initiative d’éducateurs en milieu difficile ou bien par l’intermédiaire de services des sports, d’associations locales et l’implication de personnes de bonne volonté. Ce fut par exemple le cas dans la commune de Garches (92), où pendant près de 10 ans, l’association Le Kaméléon organisa un championnat avec la participation de 20 équipes et plus de 300 joueurs réguliers.

L'apparition des compétitions de futsal FIFAModifier

Ces championnats indépendants permirent à de nombreuses personnes de découvrir une pratique sportive jusqu’ici ignorée et d’entrevoir une autre forme d’expression de jeu de balle au pied que le football traditionnel. Fort de cette expérience, un certain nombre de clubs issus de ces quartiers comme Le Kaméléon, le Futsal Club de Champs-sur-Marne et le Futsal Club de Sèvres, s’engagèrent en septembre 2001, dans le premier championnat régional organisé par la Ligue de Paris-Ile de France de Football (LPIFF). D’autres clubs, issus de l’UFOLEP et de championnats locaux participèrent à cette première édition, qui regroupa une quarantaine d'équipes.